Criminalité en Wallonie : évolution 2020-2024 et tendances 2025-2026
Comprendre l’évolution de la criminalité en Wallonie est un enjeu à la fois politique, économique et social. Pour les entreprises de sécurité, les collectivités locales, les commerces et les particuliers, la question n’est plus seulement de savoir si la délinquance « monte » ou « descend », mais plutôt de saisir comment elle se transforme : quels types de délits progressent ou reculent, où se concentrent les risques, et quelles implications concrètes ces évolutions ont pour la prévention et la protection des biens et des personnes.
Cet article propose une analyse structurée de la période 2020-2024 à partir des statistiques officielles de la Police Fédérale, puis formule des projections prudentes pour 2025-2026 sur la base des tendances déjà documentées.
Table des matières
1. Une lecture correcte de la période 2020-2024
Les années 2020 et 2021 doivent être interprétées avec précaution, car les restrictions sanitaires ont fortement modifié la mobilité, l’occupation des logements, la fréquentation commerciale et les opportunités de passage à l’acte.
Les chiffres enregistrés pendant cette période ne reflètent donc pas un niveau « normal » de criminalité comparable à celui d’avant ou d’après la crise sanitaire.
À partir de 2022, les statistiques reviennent progressivement vers une lecture plus représentative de la réalité structurelle. En 2023, la Belgique a enregistré 902 059 faits criminels, soit un quasi-statu quo par rapport à 2022 (+0,2%), tandis que la Wallonie affichait une légère hausse absolue des infractions enregistrées. En 2024, les chiffres nationaux ont ensuite reculé de 31 903 faits par rapport à 2023, ce qui confirme un mouvement de baisse globale à l’échelle belge, même si toutes les catégories ne suivent pas la même direction.
2. Les tendances les plus importantes en Wallonie
La première tendance forte concerne la baisse durable des cambriolages résidentiels. Au niveau national, les cambriolages dans les habitations sont passés de 40 579 faits en 2022 à 37 460 en 2023, soit une diminution de 7,7%, ce qui correspond au niveau le plus bas jamais enregistré hors années Covid. Pour la Wallonie, cette tendance est particulièrement importante sur le plan opérationnel, car elle suggère que la prévention situationnelle, les systèmes d’alarme, l’occupation accrue des logements et la sensibilisation produisent des effets mesurables.
La deuxième tendance majeure est la progression des atteintes plus mobiles ou opportunistes. En 2023, les vols à la tire ont augmenté de 13,1% au niveau national, les vols à l’arraché de 15,7% et les vols à l’étalage de 3,2%. Cette évolution est particulièrement visible dans les grands bassins urbains et commerciaux wallons, notamment autour de Liège, Charleroi, Namur ou Mons, traduisant une criminalité plus fluide, davantage liée aux flux de personnes, aux zones commerciales et aux espaces de transit.
La troisième tendance structurelle concerne la cybercriminalité et la fraude en ligne. En 2023, la fraude par Internet a légèrement reculé à 40 040 faits après plusieurs années de forte hausse, mais les données plus récentes indiquent que la cybercriminalité reste la grande exception à la baisse générale observée ensuite. Cela signifie qu’une analyse actuelle doit intégrer la dimension numérique pour offrir une vision complète du risque sécuritaire.
3. Tableau de synthèse 2022-2024
| Indicateur | 2022 | 2023 | 2024 | Lecture |
|---|---|---|---|---|
| Faits criminels en Belgique | 899 929 | 902 059 | ~870 156 (-31 903) | Stabilité en 2023 puis recul en 2024 |
| Cambriolages habitation | 40 579 | 37 460 | Tendance baissière | Recul durable de la criminalité résidentielle classique |
| Vols à la tire | ~23 955 | 27 083 | Vigilance maintenue | Hausse marquée des vols opportunistes |
| Fraude par Internet | 41 911 | 40 040 | Pression persistante | La cybercriminalité reste une exception importante |
| Harcèlement | ~26 060 | 27 833 | Tendance soutenue | Hausse de fond des atteintes aux personnes |
4. Ce que cela signifie pour la Wallonie
Pour la région wallonne, l’enjeu n’est pas seulement de savoir si la criminalité « monte » ou « baisse » de manière globale. Le vrai sujet est la transformation du risque : moins de criminalité patrimoniale classique dans certains segments, mais davantage d’exposition aux atteintes diffuses, aux vols sur chantiers, aux dégradations et aux délits opportunistes dans les espaces publics, industriels et commerciaux du Hainaut, du Brabant wallon, de la province de Liège ou de la province de Luxembourg.
Face à ces évolutions, les solutions sur mesure de gardiennage et de surveillance adaptées proposées par WeWatch Security permettent de répondre concrètement aux nouveaux défis sécuritaires des entreprises wallonnes. Qu’il s’agisse de la protection de sites industriels, de la surveillance d’accès, du gardiennage de chantiers ou de la sécurisation d’événements, nos agents apportent une réponse de terrain dissuasive et réactive.
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Des réalités contrastées selon les bassins wallons
Les statistiques de la Police Fédérale confirment que la criminalité n’évolue pas de façon uniforme en Wallonie. Dans l’arrondissement de Charleroi, les cambriolages d’habitation ont reculé (de 3 526 en 2020 à 2 790 en 2024), tandis que le vol à l’étalage (802 → 938) et la fraude à l’identité (603 → 811) ont, eux, progressé sur la même période.
Le Brabant wallon illustre une dynamique voisine : les cambriolages d’habitation s’y maintiennent à un niveau élevé (1 819 en 2020, 1 920 en 2024), pendant que le vol à l’étalage y a bondi de 542 à 740 faits (+36 %) et que les faits de phishing y ont plus que doublé (130 → 291). Autour de Nivelles et Wavre, ces chiffres traduisent une pression persistante sur les commerces et les habitations.
Ces données montrent que la sécurité d’un site — qu’il s’agisse d’un commerce à Charleroi, d’une PME dans le Brabant wallon ou d’un chantier à Wavre — doit s’appuyer sur une analyse locale du risque plutôt que sur une moyenne régionale.
5. Projections pour 2025-2026
À partir de cette section, l’analyse repose sur des projections de tendances et non sur des statistiques annuelles consolidées pour l’ensemble de la Wallonie. Les développements ci-dessous prolongent les évolutions observées jusqu’en 2024 et constituent des hypothèses argumentées.
Si la trajectoire observée se confirme, la Wallonie devrait continuer à voir diminuer une partie de la criminalité de masse la plus visible, en particulier certains cambriolages et délits patrimoniaux traditionnels. En revanche, les infractions hybrides, mobiles et numériques devraient continuer à peser davantage dans le paysage sécuritaire régional.
Pour 2025-2026, trois projections semblent se dégager :
- Cambriolages résidentiels : maintien d’une pression baissière, sous réserve de la situation socio-économique et de la réorganisation de groupes itinérants.
- Vols opportunistes et sécurité des commerces : les zones d’activités économiques, les centres urbains et les parcs commerciaux resteront des points d’attention majeurs en Wallonie.
- Cybercriminalité et atteintes hybrides : une place toujours plus importante dans les préoccupations de sécurité globale des entreprises et des collectivités.
FAQ : Questions fréquentes sur la criminalité en Wallonie
La criminalité augmente-t-elle en Wallonie ?
La situation est contrastée. Après des années 2020-2021 atypiques liées au Covid, la Wallonie a connu une légère hausse en 2023, tandis que les chiffres nationaux de 2024 montrent un recul global. Certaines formes de délinquance, notamment la cybercriminalité et les vols opportunistes, restent toutefois sous forte vigilance.
Les cambriolages sont-ils en baisse en Belgique ?
Oui. Les cambriolages dans les habitations ont diminué de 7,7% entre 2022 et 2023, passant de 40 579 à 37 460 faits. Cette baisse constitue un signal important pour la prévention résidentielle et la sécurisation des bâtiments.
Pourquoi la cybercriminalité reste-t-elle une priorité ?
Même lorsque la criminalité générale recule, les risques numériques continuent de peser fortement sur les particuliers, les entreprises et les institutions. Fraudes en ligne, usurpations d’identité et atteintes hybrides imposent désormais d’intégrer la dimension numérique dans toute analyse sérieuse du risque sécuritaire.
Quelles zones wallonnes demandent une vigilance particulière ?
Les grands bassins urbains et commerciaux comme Liège, Charleroi, Namur, Mons ou certaines zones du Hainaut restent particulièrement stratégiques. Les flux de personnes, les zones d’activités économiques et les espaces commerciaux y favorisent davantage les faits opportunistes.
Comment une entreprise peut-elle mieux se protéger en Wallonie ?
La réponse passe par une approche sur mesure : analyse des risques, contrôle d’accès, surveillance de site, gardiennage de chantier, protection de sites industriels et présence dissuasive sur le terrain. L’objectif n’est pas seulement de réagir, mais de prévenir les incidents avant qu’ils ne se produisent.
Sources : Statistiques de criminalité de la Police Fédérale Belge ; analyses des tendances sécuritaires nationales



